Au-delà d’une mise en valeur du patrimoine existant, de la recomposition d’une continuité urbaine, la place doit aussi, en marge de la tradition, construire sa propre singularité, proposer un renouveau des pratiques de l’espace public. Elle doit évoluer dans sa physionomie, trouver une nouvelle existence détachée de son ancrage historique.
Nous avançons ici la proposition d’une place-paysage : un lieu qui n’est ni un jardin, ni une place traditionnelle mais plutôt l’expression d’une ambiance où les éléments sont ordonnés mais non hiérarchisés, offerts à l’usage de tous.
Sur cette place paysage, les arbres semblent avoir poussé librement, et composent une futaie ouverte et aérée qui s’étire jusqu’aux limites de la place où elle entre en contraste avec l’ordonnance rythmée des façades et participent à l’évocation d’un ailleurs.
La réduction des éléments de composition, de l’espace urbain, la réutilisation des candélabres anciens et le refus d’ajouter de nouveaux mobiliers, participent aussi d’un même objectif : composer un espace à la fois en contraste et en continuité du patrimoine existant, ouvert et offert à de nouveaux usages.

Fiche Technique

Réaménagement de la place Gambetta en place-jardin
Bordeaux (33)
Qui Emma Blanc (paysagiste associée)
Moreau Kusunoki - TWO Architectes - Antoine Bordenave - Les éclaireurs - OGI
Pour Bordeaux Métropole
Quoi Aménagement de la place Gambetta
Quand 2015-2016
Combien 1,3 ha / 5,4 M€ HT